MICHEL BAIGENT, RICHARD LEIGH & HENRY LINCOLN

L'ENIGME SACREE

L'Énigme sacrée est un essai controversé réalisé en 1982 par trois journalistes britanniques : Henry Lincoln, Michael Baigent et Richard Leigh.
La thèse de cet ouvrage a été reprise de manière romancée dans le best seller Da Vinci Code.

Contenu de l'ouvrage [SPOILERS !]
En tentant d'éclaircir l'énigme de Rennes-le-Château et de l'abbé Saunière (années 1885-1917), les trois auteurs se lancent dans une véritable enquête et relient entre eux le Prieuré de Sion et l'histoire des Templiers, des Cathares, de la dynastie des mérovingiens, du Saint-Graal et les origines du christianisme.

L'Énigme sacrée véhicule notamment la théorie selon laquelle Jésus aurait eu un enfant avec Marie-Madeleine, et fait de cette dernière un avatar de la Grande Déesse ou Féminin sacré.
Il s'agit donc de l'ouvrage qui se trouve à la base des théories sur l'union Jésus/Marie-Madeleine, sur la signification "marie-madeleinistique" du Graal et sur tout ce qui s'ensuit – toutes théories qui s'avèrent donc récentes, contrairement à l'opinion de nombreux lecteurs du Da Vinci Code, best-seller de 2004 dont l'intrigue est basé sur ces allégations.

Controverses
Bien que leur travail s'appuie sur de nombreuses références citées en notes en fin d'ouvrage, l'essai de Henry Lincoln, Michael Baigent et Richard Leigh demeure très controversé : tout d'abord parce que les auteurs entretiennent une mystification dont les premières pierres ont été posées par le faussaire et mythomane Pierre Plantard dans les années 1940, sur le Prieuré de Sion, mais aussi parce que certains voient dans L'Énigme sacrée l'instrument d'une propagande néo-païenne et d'une «falsification» de certains éléments de la foi chrétienne.

La controverse sur le Prieuré de Sion
L'Énigme sacrée a tout d'abord été critiqué du fait que toutes les théories que le livre fournit sur le Prieuré de Sion reposent d'une part sur des entretiens des auteurs avec Pierre Plantard, soi-disant grand maître du Prieuré qui reconnut en 1992 avoir fabulé, d'autre part sur les Dossiers secrets d'Henri Lobineau, qui s'avèrent être des faux ayant été créés par ce même mystificateur en 1967.

Les accusations de propagande néo-païenne
Beaucoup ont dénoncé des intentions anti-chrétiennes et de propagande néo-païenne qui, à leurs yeux, se trouvaient à la source de l'ouvrage.
Certains lecteurs jugent toutefois ce scénario comme étant conspirationniste.

D'après ce type particulier de détracteurs de L'Énigme sacrée, c'est Liz Greene – sœur de Richard Leigh et petite amie de Michael Baigent à l'époque de la rédaction de l'ouvrage, et par ailleurs astrologue affiliée au New Age et à la Wicca (un culte néo-païen né dans les années 1940 et centré sur le culte du Féminin sacré) – qui serait à l'origine de l'affaire.
Considérant, en regard de ses croyances, qu'il était temps de préparer l'humanité à l'Ère du Verseau et au retour du culte du Féminin sacré que ce dernier impliquait, elle aurait sommé son frère et son ami de réaliser une "investigation" ayant pour secrète vocation de détourner les chrétiens de leur religion «phallocrate» (certains néo-païens ont en effet coutume de voir le christianisme comme une sorte de "Masculin sacré", avec son Messie et ses apôtres tous masculins et un Dieu perçu comme masculin dans l'opinion commune) et de les convertir, à l'inverse, à la spiritualité «gynocrate», au culte de la Déesse.

Source : Wikipédia

LE MESSAGE

Voici la suite de L'énigme sacrée. Un article très succinct est déjà sur ce site.
De quoi s'agit-il ? Il y a trois auteurs qui dans les années 70 enquêtèrent pour le compte de la BBC sur le mystère de Rennes le Château.
Henri Lincoln présenta deux documentaires : Le trésor perdu de Jérusalem en 1972 et Le Prêtre, le Peintre et le Démon en 1974.
Puis en 1979, avec l'aide de Michael Baigent et de Richard Leigh, un troisième documentaire fut réalisé : L'ombre des Templiers.
Toutes leurs notes furent synthétisées dans L'énigme sacrée et dans Le message.
La trame est posée : Rennes le Château, prêtre, Jérusalem, Templiers.
Cette enquête révèle des sources et des fondements de notre culture qui demeurent encore cachés de nos jours.
Pourquoi ? Parce que cela remet en cause notre civilisation judéo-chrétienne et que depuis notre système de datation, tout a été organisé pour ne pas révéler ces évènements.
En clair, l'église catholique depuis sa création a volontairement effacé ces preuves pour asseoir son pouvoir.
Mais elle n'a pas pu tout effacé et c'est bien là son problème.
C'est le résultat de l'enquête de ces trois reporters. J'ai volontairement synthétisé ces deux ouvrages en 3 domaines :

- la filiation des Mérovingiens
- la filiation de Jésus Christ
- le message de Paul

La filiation des Mérovingiens [SPOILERS !]
Il faut remonter à l'époque où Moïse quitta l'Egypte avec les Hébreux et les 12 tribus d'Israël pour se rendre en Terre promise, le pays de Canaan.
Les 12 tribus sont à l'origine les 12 fils de Jacob : Ruben, Siméon, Lévi, Juda, Dan, Nephthali, Gad, Aser, Issacar, Zabulon, Joseph et Benjamin.
Chaque tribu, à son arrivée, se vit attribuer un territoire, et Benjamin se vit remettre Jérusalem. Saül, premier roi d'Israël est issu de la tribu de Benjamin.
Mais son règne fut bref et David de la tribu de Juda lui succéda. Ce fut une période obscure où la tribu des Benjamin prit les armes contre les onze autres tribus.
Mais ils durent fuir vers l'ouest et beaucoup embarquèrent sur des bateaux phéniciens. Ils se réfugièrent en Grèce dans une région appelée Arcadie.
Puis ils traversèrent le Danube au début de l'ère chrétienne, puis le Rhin et s'établirent avec les tribus franques en devenant les Sicambres.
Bon nombre de noms francs sont d'origine juive : dans les Ardennes, le village de Baalon et la ville d'Avioth.

Les Mérovingiens tirent leur nom de Mérovée, un chef de tribu. Son fils, également Mérovée, devint roi des Francs en 448.
Les Mérovingiens sont aussi appelés les «rois aux cheveux longs», et les rois qui suivirent Mérovée semblent avoir eu connaissance de leur origine juive ou sacrée.

Le plus célèbre d'entres eux dans l'Histoire de France est certainement Clovis qui régna de 481 à 511, et surtout de sa conversion au catholicisme.
La tradition attribue cette conversion à sa femme Clotilde et à son confesseur Saint Rémi. Mais en fait, Clovis en acceptant le baptême, fit un pacte avec l'église romaine qui permettait à Clovis de devenir le roi d'un empire chrétien d'occident.
Ce pacte allait avoir des conséquences réciproques. Il n'y eu pas de couronnement puisque Clovis était déjà roi, mais cela liait l'église à ses successeurs, comme dans l'Ancien Testament entre Dieu et David.
Pacte que l'église romaine va rompre en favorisant l'arrivée des Carolingiens (les usurpateurs) ! Saint Rémi baptisa Clovis à Reims en 496 en disant : «Dépose tes colliers, Sicambre, adore ce que tu as brûlé, brûle ce que tu as adoré.»

Ensuite, à la mort de Clovis, l'empire franc fut divisé entre ses quatre fils. Puis ce fut désordre, guerres et déchéance.
Cette période devint celle des «Rois Fainéants».

En 651, naquit Dagobert II. Il était l'héritier du royaume d'Austrasie. Mais à la mort de son père, Sigebert III, en 656, le maire du palais Grimoald l'enlève et le fait passer pour mort puis l'envoie en Irlande dans le monastère de Slane.
Il y fit d'ailleurs une très bonne éducation.

Il revient en France en 671 et épouse Gisèle de Rhedae, fille de Béra II et petite fille de Tulca le roi des Wisigoths. Puis il réclama son héritage et fut couronné roi d'Austrasie en 674.
Il fut à cet égard un bon roi, mettant un terme aux rois fainéants en rétablissant l'ordre et se rendit maître de la noblesse.
Mais il diminua l'expansion de Rome ce qui entraîna le courroux ecclésiastique. Il redressa l'économie du royaume mais il se fit un bon nombre d'ennemis chez les nobles comme chez les religieux.
Et le 23 décembre 679, Dagobert II est assassiné dans les Ardennes. Une grande partie de sa famille fut exterminé ce jour là, mais son fils Sigisbert IV parvint à fuir et devint le comte de Rhedae.

La filiation de Jésus Christ
Il faut remonter une cinquantaine d'années avant la naissance de Jésus. La Palestine est envahit par les troupes romaines commandées par Pompée.
Puis Rome place un roi non juif pour gouverner ce pays et en 37 av JC, Hérode arrive sur le trône.

Puis en l'an 6, il y a un changement : la Galilée reste gouvernée par Hérode mais la Judée va être directement administrée par Rome qui nomme un procurateur : Ponce Pilate de 26 à 36.
Le joug romain est alors à son paroxysme. Les Juifs vivent très mal cette période mais sont très divisés en sectes. Il y a les Sadducéens, familles aisées et conservateurs, qui s'accommodent fort bien de la présence romaine.
Il y a les pharisiens, formalistes et passivement opposés à Rome. Il y a les esséniens, austères et mystiques. Puis il y a des plus petites sectes comme celle des nazorites ou celle des nazoréens ou nazarènes, terme généralement appliqué à Jésus et ses disciples qui fut traduit bien plus tard par Nazareth.
Il y a encore celle des zélotes, plus extrémistes.

Jésus a donc vécu dans une période tumultueuse. A l'époque, le terme de Messie ne signifiait pas du tout ce qu'on comprend aujourd'hui.
En grec, messie se dit christos et en hébreu il signifie simplement l'oint de Dieu. Cela s'appliquait uniquement au souverain.
Ainsi David fut oint et devint un christ ou Messie, comme à sa suite tous les rois juifs de l'Ancien Testament.

Lorsque Jésus naît le 6 janvier, Hérode se sent menacé et c'est le «massacre des Innocents». Il fait tué tous les bébés mâles.
Hérode savait que la lignée de David avait survécu.

Aujourd'hui, la tradition veut que Jésus soit fils de charpentier. Pourtant dans les évangiles, il est dépeint comme quelqu'un d'instruit, ayant suivi des études religieuses, parlant même le «rabbi».
Il a bien sûr des amis pauvres, mais aussi de très riches comme Joseph d'Arimathie ou Nicodème. Les noces de Cana donnent le niveau de sa position sociale.
Il se comporte bien en prince qui veut retrouver son héritage. Mais il a besoin du peuple d'où les déplacements qu'il fait en Judée et en Galilée.

Jésus était-il marié ? Pour répondre à cette question, il faut lire les évangiles et se remettre dans les traditions juives de l'époque.
Les évangiles gardent un silence complet sur le statut marital de Jésus, dans un sens comme dans l'autre. Et cela parait surprenant.
Dans la tradition juive antique, le célibat est fortement réprouvé. Dans les évangiles, on attribue à Jésus le titre de «Rabbi» ou rabbin et un rabbin enseigne.
Sur ce point, la loi juive est très stricte : «un homme non marié ne peut prétendre à enseigner». Dans le quatrième évangile, il y a le récit d'un mariage : les noces de Cana.
Jésus est présent. Il n'a pas encore commencé sa vie «publique». Sa mère est présente également. Et dans cet évangile, Jésus et sa mère ne sont pas décrits comme des invités mais au contraire donnant des ordres aux serviteurs.
Ils se comportent comme hôtes. Et dans ce cas, les noces de Cana décrivent le mariage de Jésus.

Mais avec qui ? En dehors de Marie, mère de Jésus, dans les évangiles deux femmes sont décrites : Marie de Magdala, dite aussi la prostituée, qui oint les pieds de Jésus, signe d'un comportement d'une épouse et Marie de Béthanie, sœur de Marthe et de Lazare.
On sait aussi que la famille Lazare appartenait à l'aristocratie locale descendant des Benjamins. Le mariage de Jésus revêt donc une valeur politique : la réunion des clans Benjamin et Juda.

A la «mort» de Lazare, Marie se comporte selon la coutume juive du «shiva» comme une épouse et reste à l'intérieur de la maison et c'est Marthe qui vient à la rencontre de Jésus.
Il n'est pas difficile de démontrer que les deux femmes Marie de Magdala et Marie de Béthanie (Marie-Madeleine) ne sont qu'une seule et même personne.
Ces passages sont tirés des écrits de Marc retrouvés près de la Mer Morte.

Lors de la crucifixion de Jésus, Marie de Béthanie quittera la Palestine en compagnie de Lazare (Jean), à bord d'un navire phénicien.
Ils débarqueront près de Marseille. Ils seront rejoints par Joseph d'Arimathie qui gagnera par la suite l'Angleterre.
Avait-il avec lui le Graal ? Pour certains, c'est un vase, un calice en forme de V. Mais si on joue sur les mots, le Saint Graal devient Sangraal ou sangreal qui devient Sang Royal.
Pour Léonard de Vinci le calice en forme de V représentait aussi la matrice d'une femme. Marie de Béthanie arriva à Marseille, soit enceinte, soit avec des enfants qu'elle avait eus de Jésus.
Le Saint Graal représente alors la lignée royale de David. On sait que par la suite, cette lignée va se joindre au sang royal des Wisigoths pour arriver à une princesse nommée Gisèle de Rhedae.

La crucifixion de Jésus
Jésus, se sentant perdu, met sa famille à l'abri avec l'aide de Joseph d'Arimathie. Il protège ainsi sa lignée. Lorsque Ponce Pilate interroge Jésus, il le nomme «Roi des Juifs», et sur le haut de la croix, un panneau est apposé avec la mention «Roi des Juifs».
Les Romains auraient-ils fait cela en dérision ? Certainement pas, cela avait au contraire un caractère politique. Selon les descriptions faites dans les évangiles, des faits contradictoires se sont passés :
- Jésus est arrêté et condamné par le Sanhédrin ou Conseil des Anciens la nuit de Pâques, or selon la loi juive, il est formellement interdit de se réunir pendant la Pâque. De plus le Sanhédrin ne peut pas se réunir après la tombée du jour.
- Il est dit que le Sanhédrin ne peut pas se prononcer sur une sentence de mort et c'est la raison par laquelle il est conduit chez Pilate. Or le Sanhédrin était parfaitement habilité à condamner à mort Jésus par lapidation, ou par crucifixion.
- Le passage où Ponce Pilate demande à la foule de choisir entre Jésus et Barabbas est pure fiction. En effet, comment imaginer qu'un représentant de la loi romaine et surtout un Pilate qui abusait de sa fonction, demande l'avis à la foule. Les historiens s'accordent à dire que cela est impensable. Cet évènement est relaté dans le seul but de transférer la responsabilité des Romains sur les Juifs. Et les Romains vont crucifier Jésus parce qu'il représentait une menace pour l'Empire.
- Le lieu : le Golgotha, colline dénudée. Or dans les évangiles, le lieu est décrit comme un jardin, avec un tombeau récent proche. Il se peut que le jardin et la tombe soient la propriété privée de Joseph d'Arimathie qui fait partie du Sanhédrin.
- Normalement une crucifixion est publique et attire la foule. Là encore, les évangiles décrivent qu'il y a quelques femmes qui se tiennent à distance.
- La mise sur la croix résulte d'un processus bien précis : la victime est flagellée et perd beaucoup de sang. Puis elle est fixée sur la croix par des lanières ou par des clous, souvent que les bras. La victime mourant rapidement par asphyxie. Mais il arrivait qu'on cloute également les pieds. Alors la victime pouvait s'y appuyer pour soulager les poumons et respirer. L'agonie pouvait alors durer plusieurs jours au terme duquel un soldat brisait les tibias non pas par plaisir sadique, mais au contraire par pitié. Tel ne fut pas le cas pour Jésus.
- Enfin, il demanda à boire et on lui tendit une éponge imbibée de vinaigre. Le vinaigre a la propriété d'un stimulant. Or curieusement, Jésus a prononcé ses dernières paroles puis a perdu connaissance.

Ces contradictions nous font penser qu'en réalité un scénario était à l'œuvre pour sauver Jésus, avec ou pas la complicité des Romains.
Toujours est-il, que dès qu'il perd conscience, il est décroché, puis emmené par Joseph d'Arimathie.

L'Histoire rapporte un témoignage qu'un homme se faisant appelé Jésus, descendant de David, est mort lors de la bataille de Masada en 74.

Le message de Paul
Jean le Baptiste fut exécuté entre l'an 28 et 35. La crucifixion de Jésus est aussi imprécise : entre l'an 30 et 36. Ponce Pilate est rappelé par Rome en 36.
Etienne, généralement considéré comme le premier martyre chrétien, a été lapidé à mort en 36 à Jérusalem. Un certain Saül de Tarse, un sadducéen fanatique (parti d'Hérode) aurait participé à la lapidation.

Dès l'an 38, Jésus était consacré comme le « Messie », non pas comme le fils de Dieu, mais comme le roi légitime. Les réfugiés liés à sa cause, appelés nazaréens, s'installèrent à Antioche et eurent les premiers le qualificatif de chrétiens.
Jésus n'avait nullement l'intention de fonder une nouvelle religion, son but était avant tout de retrouver son héritage.
Le parti nazaréen prenait de plus en plus d'importance à Jérusalem et en Judée. Il est alors mené par Jacques, apôtre de Jésus, mais aussi son frère.

On retrouve Saül de Tarse à Damas pour y débusquer les nazaréens. Au cours de ce voyage, Saül subit un traumatisme lié au soleil, en passant par une crise d'épilepsie, il se sent visité par Jésus.
Cela provoque sa conversion. Il renonce au nom de Saül et devient Paul. En 39, Paul revient à Jérusalem et est admis dans le parti nazaréen, à contrecœur par Jacques qui l'envoie comme missionnaire à Tarse.

Paul décide de poursuivre son voyage qui durera quatorze ans, parcourant la quasi-totalité du monde méditerranéen orientale, de l'Asie Mineure à la Grèce.
Ce que Jacques craignait se passa, Paul au lieu de délivrer la parole nazaréenne, délivrait alors un message complètement différent, obligeant Jacques a envoyé d'autres missionnaires pour critiquer l'enseignement de Paul afin de le compromettre.
Paul, peu après fut arrêté puis mis en détention. Il revendiqua alors son statut de citoyen romain. Paul fut donc transféré à Rome où il mourut entre l'an 64 et 67.

En 65, Jacques est arrêté et exécuté. Il est remplacé par Siméon. Il s'ensuit une période de guerre contre l'envahisseur romain.

Jacques prônait la «Nation d'Israël», telle que la concevait Jésus. Or Paul entreprit d'initier les gens qu'il visitait, à son culte «païen» de Jésus ; le judaïsme étant laissé de côté.
Seul comptait le fait de vénérer Jésus en tant que manifestation de Dieu, et cette vénération suffisait en elle-même à assurer le salut de chacun.
Dès lors, les exigences pour être juif comme la circoncision, l'observance du sabbat et le respect des règles alimentaires perdaient leur raison d'être.
Pour les nazaréens, l'enseignement de Paul représentait le plus terrible des blasphèmes. Tel a été le message de Paul.

Commentaires
Ces livres sont normalement classés en librairie dans le domaine ésotérique. Et l'ésotérisme est une doctrine suivant laquelle les connaissances sont partagées seulement par un petit nombre de personnes.
On comprend que les reportages et les écrits qu'ont menés ces trois reporters ne soient pas vulgarisés. J'ai volontairement ciblé trois éléments de leur enquête, mais ils parlent également des Cathares, des Templiers, d'une société secrète héritière des templiers, des descendants des Mérovingiens et de Jésus jusqu'à nos jours.

Ces livres ouvrent des pistes intéressantes. Surtout au niveau des évangiles et de la découverte des manuscrits de la Mer Morte dans les ruines de la communauté essénienne de Qumrãn.
Ils révèlent en autre que Jésus a suivi la prophétie de l'Ancien Testament tout au long de sa vie, y compris lorsqu'il demande à Judas de le trahir, car dit-il cela est déjà écrit !

On sait que les évangiles ne furent pas rédigés à l'époque de Jésus. C'est Marc qui écrit les évangiles les plus anciens, vers 66 et 74.
Il fut certainement un des compagnons de Paul. Luc écrit les siens vers l'an 80. Luc est un médecin grec. Ses écrits sont destinés à un public romain cultivé de Césarée.
Mathieu écrit ses évangiles vers l'an 85, en grec. Quant aux évangiles de Jean, il les a écrits vers l'an 100 dans les environs de la cité grecque d'Ephèse.

Dans ces quatre évangiles, la philosophie paulinienne y est très présente. Pire, lors de la constitution de la bible actuelle, sous Constantin, certaines parties seront supprimées ou modifiées.
Notamment sur la vie maritale de Jésus.

L'église d'aujourd'hui est bâtie sur un dogme dont les textes ne sont pas la vérité historique et elle a réussi au cours de toute son existence à l'imprégner dans la conscience populaire comme SA vérité !

En 1945, des nouveaux textes sont découverts à Nag Hammadi, en Haute Egypte : les évangiles de Thomas et de Philippe.
Il est évident que ces écrits contredisent complètement le dogme de Rome qui reprenait les idées de Paul tout en idéalisant Jésus comme le fils de Dieu.

Si Jésus est immortel, alors il doit être très en colère, car ce n'était pas du tout le sens de sa démarche, et pour lui, Paul est le premier hérétique.

Quelles seraient les conséquences de lever complètement le voile de cette histoire, connue du Vatican mais aussi de hauts dirigeants politiques ?

Le Moyen-Orient est encore aujourd'hui à feu et à sang. Il y a longtemps que les Chrétiens ont quitté ce pays, il en reste peu.
Mais la guerre fait rage entre Juifs et Musulmans. Pourtant dans le Coran, n'est-il pas écrit que Mahomet est un descendant de David ?

Les religions ont toujours été attirées par le pouvoir et sont donc la source de toutes les guerres qu'a connues cette planète !!

L'arrivée de Marie de Béthanie à Marseille, puis sa descendance jusqu'aux Wisigoths, est sujet à caution. Rien n'est sûr, il n'existe que des suppositions sur des soi-disant documents découverts à Rennes le Château !!

Pour ceux qui aiment les énigmes, cela se lit comme un roman.

Enfin, pour les amoureux de Dan Brown, auteur du Da Vinci Code, les auteurs Michael Baigent et Richard Leigh ont porté plainte devant la Haute Cour de Justice à Londres pour plagiat de ces deux ouvrages.
Dans le Da Vinci Code, on retrouve en effet un personnage qui se nomme Leigh Teabing qui est en fait l'anagramme de Leigh Baigent.
Fin mai 2006, le juge britannique donne raison à Dan Brown en disant que c'est un écrivain qui a puisé ses idées dans des ouvrages historiques. A méditer sur l'attitude de Dan Brown…

Jean-Paul

Source : www.resonance-online.com

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Deux documentaires passionnants sur la véritable personnalité du Jésus historique, volontairement occultée par l'Eglise catholique. Préambule à L'Enigme Jésus et source première d'inspiration pour le Da Vinci Code de Dan Brown.

 

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